Unseelie, c'est fini

Unseelie ne s'éteint pas mais s'envole, ailleurs. Retrouve peut-être sa forêt lointaine, l'Adria d'ombres aux arbres chantants, perdue quelque part dans un monde ancien.

Unseelie, c'était un bébé-fé, créature faite de racines et de ronces, un peu comme une mandragore avec des ailes. Une bestiole qui pique. Jolie comme une rose, mais pleine d'épines. Cette fée parcourue de métal et de silence, de feuilles et de neige, de pierre et de nuit, je la laisse s'envoler ; les fés meurent si on les enferme.

Unseelie, c'était cette échoppe pleine de courants d'air, de livres au reliure de cuir couverts de poussière, de fleurs aux pétales séchés, de bois de rose, de parfums anciens. L'échoppe d'Enys dans le monde rafistolé de Nuin, la toile de Francesca à la recherche du premier des déchus. Unseelie restera dans chacune de mes histoires, et j'ai hâte de vous les montrer enfin.

J'ai rassemblé mes lubies, mes livres, mes images dans mon entre-deux mondes. Le Chat aussi, entouré de ses ombres ! J'espère vous retrouver là-bas !

Merci à vous pour votre présence, votre soutien, vos encouragements et votre fidélité pendant ces quatre ans !

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